Marché TI en France

Principales caractéristiques

 

Depuis 2009, le marché français des NTIC génère plus de 100 milliards d’euros de chiffre d’affaires, plus de 1.2 million d’emplois, et se positionne comme le 1er  recruteur d’ingénieurs (plus de 80 000 en 2011)… et surtout des systèmes d’information devenus un vecteur de modernisation et de compétitivité pour toutes les entreprises et les administrations

Alors que la croissance française reste très faible et que les prévisions sont abaissées à moyen terme, le secteur des TI devrait se maintenir sur sa lancée tout au long de l’année 2012, prédit le cabinet d’études IDC.

Sur l’ensemble de l’année 2012, le marché TI ( professionnel et grand public ) devrait connaître une croissance de 1,2%.

Les analystes restent sur une prévision de croissance du marché professionnel de 0,7%, le portant à 42,8 milliards d’euros, contre 0,4% en 2011, année qui avait vu un recul du matériel légèrement compensé par le logiciel et les services.

IDC table sur une reprise de la demande en matériel à  +1% ( contre -4,3% en 2011 ) mais avec un ralentissement dans le logiciel, vu à +1,6% ( au lieu de +3,8% en 2011 ) du fait de l’affaiblissement de la demande pour certaines catégories logicielles ( comptabilié, GPAO, applicatifs métier ) et malgré le dynamisme d’autres éléments ( CRM, Business Intelligence… ).

Pour ce qui est des télécoms, IDC s’attend à une baisse de 1,3% de la demande en services réseaux, tandis que la téléphonie mobile poursuivra une croissance à deux chiffres ( +11% anticipés en 2012 ).

Du côté du marché grand public, la tendance est également positive, avec une croissance estimée à 5% pour une valeur de 4,3 milliards d’euros, en léger tassement.

Progression annuelle du marché français environ 5% (3% pour le reste de l’Europe de l’Ouest, 2% pour les Etats-Unis)

Selon l’étude 74% des Français disposent à la fois d’un téléphone fixe et d’un appareil mobile. Ce dernier est en réalité de plus en plus utilisé comme terminal d’accès à Internet : navigation en ligne (24%), consultation des courriels (19%), téléchargement d’applications payantes (17%), télévision (8%). Le nombre d’envois de SMS continue aussi à augmenter en 2011 (10 messages textuels par jour en moyenne). Pour ce qui concerne l’accès à Internet à domicile, la France se situe au 7ème rang européen avec 69% des foyers équipés, l’essentiel des connexions s’effectuant en ADSL.

Le taux d’équipement en ordinateur continue de croître mais le marché des tablettes tactiles pourtant actif ne concerne que 4% des individus en juin 2011 selon l’enquête. Les disparités au sein des ménages s’observent désormais au niveau de la nature et de la qualité des équipements et moins sur le fait de posséder du matériel. Les précédents constats s’expliquent par le caractère omniprésent de l’Internet dans la vie quotidienne des individus : deux internautes sur cinq « ont du mal à se passer d’Internet pendant plus de trois jours » et 74% des personnes « disposant d’une connexion à Internet à domicile se connectent tous les jours ».

Même si le manque de protection des données personnelles constitue le blocage principal pour l’accès en ligne, les personnes interrogées défendent l’idée d’un tarif social pour les personnes à faible revenu, le coût « pour les plus démunis » étant globalement, selon l’étude, le « principal obstacle à l’utilisation d’internet ». Ce souci d’égalité d’accès est d’autant plus aigu que les usages de l’Internet ne cessent de se diversifier : télévision à la demande, pratique du « streaming », lecture de livres au format numérique, achats et ventes en lignes, démarches administratives et fiscales…


La France est l’un des premiers marchés mondiaux de l’Open Source

Installée en France, une société étrangère de TI pourra  facilement pénétrer le marché européen. D’après une récente étude d’Eurostat, Le niveau d’accès et de connexion Internet fixe à large bande est plutôt élevé dans la plupart des pays selon les résultats de l’enquête.

En revanche, concernant l’Internet mobile, la plus forte proportion d’entreprises disposant d’une connexion de ce type à large bande se situe en Finlande (77%), en Suède (67%) et en Autriche (65%). L’enquête fait également ressortir le recours à l’Internet par les entreprises pour interagir avec les pouvoirs publics : téléchargement de formulaires électroniques (76%), obtention d’information (74%) et soumission de formulaires remplis aux administrations (69%). Pour cette dernière pratique, l’étude relève des écarts assez importants : si aux Pays-Bas et en Lituanie plus de 90% des entreprises indiquent avoir utilisé Internet pour soumettre des formulaires renseignés aux administrations publiques, elles ne sont en revanche que 39% en Roumanie et en Italie.

Ce constat de disparité s’observe au niveau de la proportion des entreprises possédant un site web dont la visée principale reste informative. Les taux les plus importants concernent les pays nordiques (93% en Finlande, 89% en Suède et au Danemark) tandis que les plus faibles statistiques sont enregistrées en Roumanie (34%) et en Bulgarie (45%). Seules 17% des sites d’entreprises offrent la possibilité de commander, d’acheter ou de réserver en ligne.